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La Fête d’hiver vous réchauffe le cœur depuis 1995

La Fête d’hiver vous réchauffe le coeur depuis 1995

Saint-Jean-Port-Joli, le 27 janvier 2026 – Le comité de la Fête d’hiver de Saint-Jean-Port-Joli est fier d’annoncer la programmation des festivités de sa 31e édition qui se déroulera les 20, 21 et 22 février prochains au Parc des Trois-Bérets, transformé pour l’occasion en une immense galerie d’art glacé à ciel ouvert.

Comme le veut la tradition, Saint-Jean-Port-Joli accueillera 21 équipes d’artistes-sculpteurs professionnels et de la relève qui seront présentes sur le site pendant tout le weekend, à braver le froid pour sculpter en direct leurs œuvres éphémères en vue du concours de sculpture. Les familles sont également conviées à sculpter leur propre œuvre glacée, grâce à des blocs de neige disposés spécialement pour eux au cœur du parc.

Ces œuvres grandioses prendront forme pendant la Fête, au grand bonheur du public, invité à visiter le parcours des sculptures du parc des Trois-Bérets et à faire la tournée des sculptures de neige dans le village, pour observer le travail des artisans-sculpteurs et l’évolution de leurs œuvres tout au long des festivités.

Programmation 2026

​Depuis 1995, la Fête d’hiver propose une multitude d’activités pour toute la famille, tant culturelles que sportives, comme un atelier de sculpture pour les enfants, l’Euro Bungee, la course à pied, une partie de tire sur la neige, un bar de glace et des spectacles musicaux, en plus de son traditionnel feu d’artifice du samedi soir, qui précède la Nuit des longs couteaux, une nuit blanche hautement créative où les sculpteurs sont autorisés à poursuivent la création de leurs œuvres sous les étoiles et les projecteurs, et ce, jusqu’au lendemain midi, sans interruption.   

L’entrée sur le site et la majorité des activités sont gratuites, à l’exception du spectacle du vendredi soir à la Vigie.

Du 20 au 22 février à la Vigie et au Parc des Trois-Bérets

Les festivaliers pourront profiter gratuitement de démonstrations de sculpture sur glace et d’activités pour les enfants telles la glissade et la cabane à sucre, tout en admirant les artistes-sculpteurs des différents volets dans l’élaboration de leur œuvre de neige. La Fête débute vendredi matin avec l’arrivée des sculpteurs des différents volets qui commencent à modeler leur œuvre.

Le vendredi soir, la scène Promutuel de La Vigie accueillera un programme double : Hommage à Plume Latraverse : Assis par ent’2 chaises, par Guy Brière et les mauvaises herbes, suivi du groupe La Patente, qui nous arrive tout droit de Fredericton avec un style accrocheur. Préparez-vous à une soirée de plaisirs mémorables!  

Acheter des billets!

Les activités sportives débutent le samedi dès 8h, avec le départ de la course à pied, jumelée à une marche hivernale de 3,5 km pour toute la famille. Suivra l’Euro Bungee trampoline, l’initiation au Fat Bike et le soccer bulle, en plus des démonstrations de sculptures, du bar de glace et du grand feu de joie. Tout spécialement cette année, la Fête accueille Création Étincelle qui viendra maquiller les tout-petits, le samedi après-midi.

La soirée du samedi festif sera haute en couleur avec le traditionnel feu d’artifice, suivi d’un cracheur de feu et de la prestation de DJ Doum qui fera danser les participants sous les étoiles pendant que nos talentueux sculpteurs feront des démonstrations de sculpture sur glace pour réchauffer les festivaliers. À 21h, la prestation musicale de M. Bazard aura lieu dans le foyer de la Vigie, juste avant le début de la traditionnelle Nuit des longs couteaux.

Dimanche : vote du public et dévoilement des gagnants du concours de sculpture sur neige

Le dimanche est une journée très spéciale qui permet d’observer les artistes apporter la touche finale à leur travail des derniers jours. Pour les accompagner dans leur dernier sprint et dans l’attente des résultats, DJ Doum mixera la musique et les familles sont invitées à festoyer en admirant les œuvres éphémères, manger des hot-dogs et déguster de la tire sur la neige. Les activités de soccer bulle, de Fat Bike et de la populaire trampoline Euro Bungee se poursuivent pour les enfants, simultanément avec l’activité d’initiation de sculpture sur neige, animée par un sculpteur professionnel.

Les gagnants du concours de sculpture sur neige des volets provincial et relève seront dévoilés à 16h, pendant la cérémonie de clôture qui mettra fin aux festivités de la 31e édition.

C’est donc un rendez-vous pour toute la famille, tout le weekend!

Vous avez des questions?
Contactez le comité de la Fête d’hiver à:  fete.sjpj.hiver@gmail.com

L’AQDR Montmagny-L’Islet offre des ateliers pour aîné(e)s

L’AQDR Montmagny-L’Islet offre une série d’ateliers pour personnes aînées à Saint-Jean-Port-Joli

L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) de Montmagny-L’Islet offrira cet hiver une série de huit ateliers pour personnes aînées sous le thème Penser son chez soi pour demain à Saint-Jean-Port-Joli.

Cette formation gratuite1 est destinée aux personnes aînées qui souhaitent réfléchir et se préparer à un éventuel déménagement, en tenant compte de leur situation et de leurs besoins. Ils découvriront les services de maintien à domicile et ressources communautaires pour être soutenu au quotidien, les options de milieux de vie et de logements offerts dans la région, et des outils et astuces pour planifier l’avenir selon leurs réalités personnelles.

Quand? Du 20 janvier au 28 avril 2026, un mardi sur deux, à 13h30
Où? Au café culturel Tempête de Saint-Jean-Port-Joli (situé dans la Maison communautaire Joly au 318, rue Verreault)

Consulter la programmation complète
  1. L’adhésion annuelle à l’AQDR est toutefois requise au coût de 20 $ par personne. ↩︎

Autres activités de l’AQDR

Conférences

L’AQDR Montmagny-L’Islet continue également d’offrir une programmation de conférences gratuites pour les membres dans différents lieux (Montmagny, L’Islet, Saint-Pamphile, Berthier-sur-Mer et Saint-Fabien-de-Panet). En formule déjeuners-conférences ou en cafés-conférences (repas au frais du participant), elles abordent une variété de sujets pour outiller, valoriser et donner une voix aux aînés.

Découvrir la programmation des conférences

Ateliers informatiques

Vous souhaitez mieux maîtriser votre téléphone intelligent, votre tablette ou votre ordinateur? Le programme Aînés Branchés est là pour vous accompagner, à votre rythme, dans l’apprentissage des technologies numériques.

Ces ateliers gratuits pour les membres de l’AQDR Montmagny-L’Islet visent à vous aider à utiliser vos appareils de façon autonome, sécuritaire et confiante. Que vous soyez débutant ou que vous désiriez approfondir certaines fonctions, ces formations conviviales vous ouvrent la porte à une nouvelle liberté : naviguer sur Internet, envoyer des courriels, utiliser les réseaux sociaux, installer des applications, accéder à vos services en ligne… et bien plus encore!

Les mercredis de 13h00 à 16h00 au local de la Soupe au bouton à Saint-Jean-Port-Joli (27, avenue de Gaspé Ouest).

La Grande semaine des tout-petits

La Grande semaine des tout-petits à Saint-Jean-Port-Joli

La 10e édition de la Grande semaine des tout-petits (GSTP), événement national de mobilisation porté par le Collectif petite enfance, se tient du 17 au 23 novembre 2025. C’est l’occasion de réaffirmer, ensemble, l’importance de faire de la petite enfance une priorité sociétale.

Cette édition anniversaire de la GSTP se déroule sous le thème « 10 ans d’ascension et encore tant à gravir! Ensemble, offrons à chaque tout-petit les moyens d’atteindre son sommet ».

La municipalité de Saint-Jean-Port-Joli est fière de manifester son engagement envers ses jeunes citoyennes et citoyens en participant à l’initiative du lever de drapeau symbolique, qui aura lieu le lundi 17 novembre à 11h00 devant le bureau municipal.

Vous avez envie de participer à la GSTP? Une programmation d’activités se déploie sur l’ensemble du territoire de la MRC de L’Islet grâce à de nombreux partenaires engagés.

Consulter la programmation complète

Lundi 17 novembre 2025

Fête familiale avec la Maison de la Famille et levée du drapeau

Quand? de 9h00 à 11h00
Où? au Local de Saute-Mouton (Maison de la Famille, 80 avenue de Gaspé Est, Saint-Jean-Port-Joli)

9h00: Machine de barbe à papa, maquillage pour enfant et bar à tatouages

9h45: Atelier de création artistique avec Joannie Lévesque

10h45: Marche jusqu’au bureau municipal pour la levée du drapeau

Jeudi 20 novembre 2025

Journée nationale de l’enfant

Quand? 9h00 à 12h00
Où? à la Bibliothèque Marie-Bonenfant (7-B, Place de l’Église, Saint-Jean-Port-Joli)

9h00: Accueil

9h30: Conte animé avec Audrey Lavigne de la BiblioMobile d’Apprendre autrement

10h00: Oeuvre collective et échange sur les droits des enfants (avec Julie Bourgault de La Jardilec et Lindsay Fortin du Centre de périnatalité social Coeur-à-Coeur)

Jusqu’à midi: Lives, jeux, bricolage pour toute la famille

Une collation sera offerte sur place!

Découvrez également une sélection de livres jeunesse suggérés par l’organisme ESPACE Chaudière-Appalaches pour discuter des droits des enfants.

Amélioration de l’accessibilité à la Maison communautaire Joly

Amélioration de l’accessibilité à la Maison communautaire Joly

Saint-Jean-Port-Joli, le 22 janvier 2026 – En 2024, la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli recevait du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation une aide financière de 76 500 $ dans le cadre du Programme d’infrastructures municipales pour les aînés (PRIMA) pour l’amélioration de l’accessibilité du bâtiment de la Maison communautaire Joly. Ce programme de financement était désormais à sa portée à la suite de l’adoption de sa politique Municipalité Amie des Aîné(e)s (MADA) en 2023.

Les travaux d’amélioration du bâtiment municipal, réalisés avec l’entreprise Go Rampe, comprenaient:

  • la rampe d’accès extérieure à l’entrée nord du bâtiment;
  • quatre chaises monte-escaliers intérieures.

Les travaux ont été complétés au mois de novembre 2025 avec l’ajout d’un toit au-dessus de la rampe d’accès, afin de faciliter l’entretien et d’augmenter la sécurité en toutes saisons et intempéries.

La municipalité a profité de l’occasion pour réaménager les marches de l’entrée nord du bâtiment en ajoutant une main courante, ainsi que pour identifier un nouveau stationnement pour personnes à mobilité réduite à proximité de la rampe.

Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’infrastructures municipales pour les aînés (PRIMA).

Amélioration des sentiers du Domaine de Gaspé

Amélioration des sentiers du Domaine de Gaspé à Saint-Jean-Port-Joli

Saint-Jean-Port-Joli, le 5 novembre 2025 – En 2022, la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli recevait du ministère de l’Éducation du Québec une aide financière de 134 384,01 $ dans le cadre du Programme d’aide financière pour les sentiers et les sites de pratique d’activités physiques de plein air pour l’amélioration de l’offre et de l’accès en plein air au Domaine de Gaspé.

Les travaux d’amélioration comprenaient:

  • l’amélioration du drainage dans les sentiers de marche du secteur nord ;
  • l’amélioration de la surface des sentiers ;
  • le prolongement du réseau de sentiers ;
  • l’ajout de signalisation et la mise à jour de la cartographie des sentiers ;
  • la construction d’un nouveau refuge ;
  • la mise aux normes des pistes de ski de fond.

Les travaux ont été complétés au mois d’octobre 2025 par le nivelage, la compaction et l’ajout de pierre dans les sentiers, l’installation de plusieurs ponceaux dans Le Grand Tour et La Bretelle ainsi que la réfection de la Seigneuriale.

Merci aux bénévoles!

En parallèle, notre comité bénévole s’est impliqué pour ajouter des trottoirs de bois dans certains sentiers secondaires. Ceux-ci sont très appréciés pour la randonnée quatre saisons. Nous remercions tous les bénévoles qui ont mis l’épaule à la roue pour bonifier l’expérience des usagers des sentiers forestiers du Domaine de Gaspé.

Consulter la carte des sentiers

Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’aide financière pour les sentiers et les sites de pratique d’activités physiques de plein air.

32e édition de la Compétition Invitation Côte-du-Sud

32e édition de la Compétition Invitation Côte-du-Sud de Saint-Jean-Port-Joli

Sur la photo: les récipiendaires 2024 du ruban de la compétition

La 32e édition de la Compétition Invitation Côte-du-Sud de patinage artistique aura lieu du vendredi 14 au dimanche 16 novembre 2025 au Centre Rousseau de Saint-Jean-Port-Joli. 

Le comité organisateur convie toute la population à venir encourager les patineurs et patineuses, qui sont plus de 350 en provenance de la Chaudière-Appalaches, de Québec et du Bas-Saint-Laurent, pendant ces trois jours de représentations sur glace!

Pour faire de cet événement un succès, 22 juges et officiels seront présents, appuyés par une trentaine de bénévoles chaque jour.

La compétition accueillera des patineurs de la catégorie Relève, des niveaux STAR 1 à 9, ainsi que le volet compétitif et quelques catégories adultes.

Consulter l’horaire de la compétition

Journées de la culture 2025

Les Journées de la culture 2025 à Saint-Jean-Port-Joli

Crédit photo: Anthony Nadon

Une fin de semaine haute en activités culturelles vous attend les 26, 27 et 28 septembre prochains à Saint-Jean-Port-Joli. Voici ce que nous proposent nos acteurs culturels dans le cadre des Journées de la culture 2025.

Consulter la programmation complète

Auberge La Curieuse

Mon coeur n’a pas de rides | Sortie de résidence de Charlotte Perron et Claude Paquette

Horaire: trois représentations du spectacle à 14h00, 15h00 et 16h00 (durée de 20 minutes), suivi d’un échange avec les artistes à 16h30
Lieu: Dans le boisé de la Curieuse (530, avenue de Gaspé Est, Saint-Jean-Port-Joli)

Chapelle des processions de Saint-Jean-Port-Joli

Couleur lumière en vitrail

Horaire: les samedi 27 et dimanche 28 septembre de 13h00 à 16h00
Lieu: Chapelle des Processions (103, avenue de Gaspé est, Saint-Jean-Port-Joli)

Choeur La Marée chante

Concert « Bouquet automnal »

Horaire: le samedi 27 septembre à 19h30
Lieu: Centre socioculturel Gérard-Ouellet (7-A, Place de l’Église, Saint-Jean-Port-Joli)

Choeur La Marée chante | Journées de la culture 2025
Choeur La Marée chante | Journées de la culture 2025

Musée de la sculpture sur bois

Diffusion du documentaire « Mon ami Bourgault »

Horaire: le vendredi 26 septembre de 17h30 à 18h30 et le samedi 27 septembre de 16h00 à 17h00
Lieu: Hub créatif (333, avenue de Gaspé ouest, Saint-Jean-Port-Joli)

Visite guidée du musée

Horaire: les samedi 27 et dimanche 28 septembre de 10h30 à 11h15
Lieu: 332, avenue de Gaspé ouest, Saint-Jean-Port-Joli

Atelier familial de sculpture en argile

Horaire: le dimanche 28 septembre de 13h00 à 14h30
Lieu: Hub créatif (333, avenue de Gaspé ouest, Saint-Jean-Port-Joli)

Visite accompagnée du Domaine Médard-Bourgault

Horaire: le samedi 27 septembre de 13h30 à 15h00
Lieu: 332, avenue de Gaspé ouest, Saint-Jean-Port-Joli

Visite guidée de la Maison Médard-Bourgault

Horaire: le samedi 27 septembre de 11h30 à 12h30 et le dimanche 28 septembre de 11h30 à 12h30 et de 15h00 à 16h00
Lieu: 332, avenue de Gaspé ouest, Saint-Jean-Port-Joli

Musée de la mémoire vivante

Conférence « Les infirmières de colonie, pionnières oubliées de la médecine rurale »

Horaire: le vendredi 26 septembre à 14h00
Lieu: Musée de la mémoire vivante (710, avenue de Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli)

En route vers le 350e anniversaire de Saint-Jean-Port-Joli

En route vers le 350e anniversaire de la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli

En 2027, la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli célèbrera 350 ans d’histoire, un jalon qui mérite d’être souligné et célébré ensemble.

Certains se souviennent peut-être des festivités de notre 325e anniversaire en 2002 ainsi que de la publication pour l’occasion de l’ouvrage Au pays des miens : récits de vie et généalogies de Saint-Jean-Port-Joli. Tout cela n’aurait pas eu lieu sans l’implication de nombreux bénévoles, en amont et au cœur de la fête.

Devenir bénévole

Parce qu’imaginer, préparer, peaufiner un tel événement nécessite du temps, la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli entend réunir un comité des fêtes du 350e dès l’automne 2025.

Vous aimeriez faire partie de ce comité créatif et rassembleur? Vous pouvez déjà remplir le formulaire de candidature à cet effet.

Vous êtes un bénévole de terrain qui aimerait davantage mettre la main à la pâte lors de la fête en 2027? Vous êtes passionné.e d’histoire ou amoureux.euse de votre village et vous aimeriez transmettre uniquement vos idées?

Écrivez-nous sans tarder à virginie.st-pierre@saintjeanportjoli.com afin que nous puissions étoffer nos banques de bénévoles et d’idées créatives.

Ensemble, nous écrivons notre histoire.

Le Marché de Noël 2024 à la Vigie de Saint-Jean-Port-Joli

La Vigie s’illumine pour le Marché de Noël de Saint-Jean-Port-Joli les 7 et 8 décembre prochains

La municipalité de Saint-Jean-Port-Joli vous invite à faire vos emplettes des Fêtes en famille dans une ambiance festive et chaleureuse au Marché de Noël qui se tiendra les 7 et 8 décembre prochains à la Vigie (260, rue Caron, Saint-Jean-Port-Joli).

Toujours avec le souci écologique et un engagement pour l’achat local, le Marché de Noël réunit plus de 35 exposants proposant des idées-cadeaux gourmandes, créatives et faites à la main. Il propose également une programmation d’activités culturelles variées se déployant autant à l’intérieur qu’au grand air : fabrication de décorations de Noël, conte et musique, animations jeunesse, feu de joie et plus encore. L’entrée est gratuite et un service de cantine est offert sur place grâce à une collaboration avec l’organisme Soupe au bouton.

Horaire du marché

SAMEDI 7 DÉCEMBRE 2024 – 10h00 à 20h00
DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2024 – 10h00 à 17h00

Nouveauté cette année : le Marché de Noël prolonge ses heures d’ouverture en soirée le samedi 7 décembre pour un rendez-vous enchanteur de plus illuminés.

Les trois Bérets et la sculpture sur bois

Les trois Bérets et la sculpture sur bois à Saint-Jean-Port-Joli

Les frères Bourgault, Médard, André et Jean-Julien, qu’on appelle familièrement « Les trois Bérets » parce qu’ils avaient tous trois l’habitude de porter un béret du lever au coucher sans jamais s’en séparer, sont à l’origine de la tradition de sculpture sur bois qui fait aujourd’hui la renommée de Saint-Jean-Port-Joli. Les sculptures des Bourgault, avec les tissages d’Émilie Chamard et les maquettes de bateau d’Eugène Leclerc, ont suscité un engouement significatif, ce qui a d’ailleurs valu à la municipalité d’avoir été surnommée, dès les années 40, la « capitale de l’artisanat ».

L’histoire des trois Bérets

Nés dans une famille de seize enfants, dont le père, Magloire Bourgault, avait été navigateur avant de devenir menuisier et charpentier, et la mère, Émilie Legros, était couturière, brodeuse et artisane en tout genre, les trois frères ont appris très tôt à se servir du canif et à manier le ciseau et la gouge. En 1929, Médard, qui sculptait déjà depuis une dizaine d’années, reçoit la visite de l’ethnologue Marius Barbeau du Musée national de l’homme à Ottawa. Ce dernier l’encourage à persévérer dans la poursuite de son travail. Stimulé par cette rencontre, sans emploi en raison de la crise économique qui sévit, Médard décide de consacrer tout son temps à la sculpture sur bois, qu’il destine aux touristes. En 1931, l’aîné entraîne ses deux frères dans son sillon. Chacun développe son langage artistique, bien que des similitudes les relient. Les Bourgault sculptent notamment de nombreuses personnes âgées. Ils sentent, peut-être de façon inconsciente, qu’ils assistent à un changement social de la fonction de l’homme dans la société moderne et tentent d’enregistrer les traits de ces porteurs de la mémoire. De plus, dans les premières années, ils peignent leurs sculptures. Jean-Marie Gauvreau, directeur de l’École du meuble de Montréal, leur suggère d’utiliser la polychromie avec discernement de manière à ce que leurs sculptures ne s’apparentent pas aux reproductions de plâtre coloré en vogue à l’époque. Leurs œuvres connaissent un succès de vente immédiat et prennent le chemin des collections.

La fondation de l’École de sculpture

En 1933, en raison des retombées positives, ils décident d’ouvrir un atelier plus spacieux. En 1936, André fonde ce qu’il appelle un « atelier-école ». À l’automne 1940, sur la recommandation de Gauvreau, le Premier ministre Adélard Godbout, qui est aussi le député du comté de L’Islet, fait de l’atelier de Médard et de Jean-Julien la première École de sculpture subventionnée par l’État aux fins d’encourager la formation de « mains habiles » et de perpétuer la tradition de la sculpture sur bois. L’École suspend ses activités durant la Deuxième Guerre mondiale pour rouvrir en 1944 dans l’atelier d’André. Au décès d’André, survenu en 1958, Jean-Julien prend la direction de l’École. Durant toutes ces années, sans livres ni préparation pédagogique particulière, les frères Bourgault formeront, tout en poursuivant leurs travaux personnels, plusieurs générations de sculpteurs sur bois.

La relève

La sculpture, telle qu’initiée par les frères Bourgault, a connu en d’autres mains des destins différents. Quelques enfants de Médard, d’André et de Jean-Julien ont suivi les traces de leur père. Ils ont, tout comme plusieurs élèves de la première école des Bourgault et des écoles subséquentes, ouvert des ateliers en perpétuant cet héritage dans des voies qui souvent leur étaient propres. En parallèle, on vit aussi apparaître d’autres ateliers qui produisirent en série des figurines stéréotypées. À la fin des années 60, lorsque Jean-Julien cède l’École à l’un de ses fils, l’enseignement de la sculpture sur bois s’étend à d’autres matériaux et évolue vers des formes plus contemporaines. En 1992, l’École-atelier de formation en sculpture devient le Centre de sculpture Est-Nord-Est, un organisme voué à la création et à la production en art contemporain qui reçoit des artistes en résidence. En 1984, Saint-Jean-Port-Joli est l’hôte du Symposium international de sculpture contemporaine qui regroupe treize artistes de renom en provenance de sept pays. En reconnaissance du patrimoine artistique laissé par les frères Bourgault et de leurs successeurs, la municipalité organise depuis 1994 l’Internationale de la sculpture.1

  1. Sources: Médard Bourgault, Journal,1940 – 1967, Archives de la Côte-du-Sud, • Jean-Marie Gauvreau, Artisans du Québec, 1941, • Gérard Ouellet, Ma paroisse: Saint-Jean-Port-Joli, 1946, • Alain Duhamel, Gens de bois, 1975, • Angéline Saint-Pierre, Médard Bourgault, sculpteur, 1981, • Gaston Deschênes, Portrait de St-Jean-Port-Joli, 1984, • Entrevue André-Médard Bourgault, 2001, • Entrevue Pierre Bourgault, 2001. ↩︎

Médard, le Pieux

Dans sa jeunesse, Médard Bourgault (1897 – 1967) navigue sur le Saint-Laurent et dans les Maritimes, ainsi qu’en Europe et le long des côtes de l’Afrique en 1917 alors qu’il est du nombre des recrus pendant la Première Guerre mondiale. Ses intérêts artistiques débutent vers l’âge de 17 ans. Il explique aussi avoir été stimulé en bas âge par son ami et conseiller Arthur Fournier (1863-1931), meublier et sculpteur au canif, gardien d’une riche tradition orale. Dans son journal, il raconte avoir été marqué lors d’un contrat de réparation de l’église paroissiale par les sculptures qui l’ornaient. « J’étudiais, dit-il, toutes les sculptures avec soin et attention, surtout le midi sur l’heure de repos. J’exerçais même un peu mon art à réparer les chapiteaux et des feuilles qui avaient été brisées. J’étais au comble du bonheur. » Médard a un cheminement d’artiste autodidacte et il poursuit des recherches personnelles sans égard aux nouvelles tendances artistiques. Marius Barbeau, de passage dans la région en 1929, s’arrête chez Médard, interpellé par les sculptures qu’il a disposées sur son parterre. Cette rencontre incite Médard à sortir de son isolement et l’encourage à poursuivre les initiatives qu’ils avaient entamées et qui lui permettraient de vivre de son art.

Tout à coup, une idée me vint. Pourquoi me décourager? Mais je vais sculpter et vendre mes sculptures aux touristes qui passent, voilà tout! Le lendemain, je me mis au travail. Je commençai à sculpter de petites statuettes de paysans. Je sculptai un attelage de bœuf. Quand j’eus eu une certaine quantité, à l’aide d’un panneau, je me fis une table près du chemin. J’y installai mes pièces. Enfin, ça marchait. Je m’encourageais d’un jour à l’autre.

Au cours des années suivantes, Barbeau lui donne appuis et conseils et le fait connaître auprès de différents réseaux de collectionneurs. Malgré sa popularité croissante, Médard se réserve des moments d’intimité. Pieux, il aime réfléchir et méditer. Amant de la nature, il se réfugie, en bas de sa résidence, dans son chalet qu’il orne de créations souvent fantasmagoriques.

Les sculptures de Médard témoignent d’une culture populaire régionale. Essentiellement figuratives et symboliques, elles mettent en scène coutumes, scènes du terroir et acteurs du quotidien. Entre 1930 et 1960, Médard se consacre surtout à l’art religieux. Ses œuvres sont destinées aux églises, chapelles et couvents. Dans l’église de Saint-Jean-Port-Joli, classée Monument historique en 1963, les sculptures de Médard (la chaire, le bas-relief de la Sainte Famille, les statues de Sainte Anne, du Christ Roi, de Saint Jean-Baptiste et de Saint François d’Assise) côtoient celles de ses grands prédécesseurs des XVIIIe et XIXe siècles qu’ont été Pierre-Noël Levasseur, François Baillairgé et Chrysostome Perrault. Médard est reconnu comme l’un des spécialistes du thème de la mort de Jésus-Christ. Il crée 88 chemins de croix au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et aux États-Unis. Le plus fignolé serait celui de l’église de L’Islet-sur-Mer. Médard aménage aussi un rocher sur son terrain à la manière d’un sanctuaire, où nichent des statues de Notre Dame de la Falaise, de Saint Jean-Baptiste et de Saint François d’Assise. « Un jour, rapporte l’abbé Albert Tessier, je restai tout saisi devant une délicieuse madone, naïve et simple, qui portait sur son socle une attribution nouvelle: Notre Dame des Habitants. Chaussée de “souliers de beu”, les épaules couvertes d’un châle à franges, la Vierge des habitants tenait dans ses mains une gerbe de blé et une miche de pain. » Par l’entremise de l’ouvrage américain The World’s Great Madonas, cette madone connaît une visibilité internationale. Médard tente, avec les années, d’imposer un vocabulaire artistique à l’image de ses convictions.

On m’arrive avec une petite image ou une statuette, et toujours la même chose : « Pourriez-vous me faire quelque chose pour approcher cela autant que possible ? ». Il faut gagner son pain quotidien. Mais par contre, je les triche un peu. Je fais à mon idée dans les expressions, des expressions canadiennes qui sont dans mon entourage. J’ai mon style. Mes clients en sont satisfaits sans s’apercevoir que la plupart du temps je me suis fiché de leur modèle. Mais que d’incompréhension si ça ne vient pas d’Europe, et d’Italie surtout. Ce n’est pas de l’art, surtout religieux, que les gens veulent, c’est de la copie! Nous sommes rendus à avoir des intérieurs d’église fardés à la poudre de plâtre, avec des statues maquillées au rouge à lèvre… et une architecture empruntée au style celui-ci et celui-là. Pourquoi pas, nous aussi, notre style canadien ? Pourquoi pas une sculpture avec nos expressions et nos mœurs ? Toutes ces choses sont une grande nuisance au point de vue de l’avancement de l’art.

Durant les dernières années de sa vie, notamment fasciné par la sensualité des bronzes de Rodin, il se lance assidûment dans l’exécution de nus. Il réalise par le fait même des œuvres hautement personnelles à partir de souches de mer et de branches d’arbres.

Dès ses débuts en sculpture, Médard participe à de nombreuses expositions au Québec (La Malbaie, Québec, Montréal) et en Ontario (Toronto). Il est rapidement supporté par d’influents mécènes, dont le docteur Gabriel Nadeau, le lieutenant-colonel Wilfrid Bovey, président de la Canadian Handicrafts Guild, et le directeur de l’École du meuble, Jean-Marie Gauvreau. Médard est d’ailleurs le premier sculpteur à recevoir le Grand prix d’artisanat de la province de Québec en mai 1952. En 40 ans, il a produit plus de 4000 œuvres. Il a été, ajoute Tessier, un « sculpteur de grande classe et sa production, en nombre et en qualité, le place à un bon rang dans la lignée des grands artistes du bois dont s’honore notre pays. »

Sources : Médard Bourgault, Journal, 1940 – 1967, Archives de la Côte-du-Sud, • Cynthia Pearl Maus, The World’s Great Madonas, 1947, • Angéline Saint-Pierre,  Médard Bourgault, sculpteur, 1981, • Jean Simard, Les arts sacrés au Québec, 1989, • Entrevue André-Médard Bourgault, 2001, • Entrevue Raymond Bourgault, 2001.

Jean-Julien, le Conteur

Dans sa jeunesse, Jean-Julien Bourgault (1910 – 1996) aide pendant une saison son frère Antonio, gardien de phare au Pilier de pierre de 1926 à 1961. Il navigue ensuite entre Montréal et Terre-Neuve. Peu après, il suit des cours d’ébénisterie à Québec et travaille comme menuisier-charpentier avant d’entrer à l’atelier de son frère Médard à l’été 1931. Il est encouragé puisque dès le début ses œuvres trouvent preneurs. En 1949, il fonde son atelier personnel et poursuit énergiquement, en parallèle à sa sculpture, une entreprise d’ameublement d’églises. En 1958, suite au décès accidentel d’André, il prend la direction de l’École de sculpture. En 1967, il installe définitivement son atelier près de sa résidence où il reçoit la visite de nombreux touristes et collectionneurs qui apprécient sa conversation animée. Il sait plonger les gens dans ses récits surréalistes et dans ses aventures de marin. Tous les jours, souvent même le dimanche, il s’installe à l’établi très tôt le matin. Il n’ira dîner que lorsque l’étape amorcée sera terminée, de sorte que la sculpture le garde en haleine à son retour. Observateur hors du commun, Jean-Julien enregistre aisément les choses et les mouvements qu’il veut sculpter. Il travaille rapidement. Il n’y a qu’à se rappeler le rythme musical de sa gouge!

Durant ces années, Jean-Julien sculpte dans le bois les traces d’une culture orale qui lui est chère. Il produit une œuvre à la mesure de ses aptitudes de conteur. Il représente de nombreuses légendes, ces récits merveilleux qui alimentent l’imagination populaire et qui témoignent d’un territoire et des gens qui l’habite. Jean-Julien se spécialise dans les scènes de l’actualité populaire dans lesquelles il représente quelquefois ses congénères. Il le fait avec un humour critique qui se rapproche de la caricature et qui n’est pas sans rappeler les dessins d’Henri Julien et les personnages grotesques de Jean-Baptiste Côté. Son travail artistique, très documentaire, tient d’avantage de la chronique que de l’art folklorique. Il illustre aussi les « fêtards » et les êtres fantastiques, comme les feux follets notamment, et se plait à saisir les moments de folie, de peur et d’effroi qui s’y rapportent. Au nombre de ses personnages fétiches, on note La Malle anglaise, La Sorcière à José Baptiste, Servule Dumas et La Coureuse des Grèves. Cette dernière avait certaines des caractéristiques de la sirène. Comme le rapporte Jean-Julien, cette femme était « belle à en perdre le souffle ». Elle a vécu de nombreuses années à Saint-Jean-Port-Joli dans une pauvre cabane, seule, ne parlant à personne. On ne savait d’où elle venait. Un jour, on aurait vu un vieil homme dans une barque l’emmenant vers un navire ancré au large. Elle disparut à tout jamais. Selon ses dires, aucun homme simple, excepté ceux qui avaient été marins, ne pouvait la saisir. À l’occasion de ses voyages de chasse et de pêche, Jean-Julien dessine et développe de nouveaux sujets. Durant la saison morte, à l’automne, il s’adonne à ce qu’il nomme ses « belles pièces », comme la sculpture Les Trois Bérets par exemple. Ces sculptures, souvent les plus réussies et les plus coûteuses, se vendent rapidement. Par la même occasion, il crée des œuvres à partir de bois de grèves, de souches et de morceaux de bois déformés empilés dans ses réserves. Il réalise aussi des cannes de marche dont le manche sculpté illustre diables, oiseaux et autres personnages inusités.

Jean-Julien a été un artiste prolifique. Très prisé, il connaît peu de répit. En raison de son habileté et de la qualité de ses compositions, certains l’ont surnommé « le virtuose de la gouge ». Il a certainement contribué à populariser le nom des Bourgault sur les plans national et international. Ses œuvres se retrouvent au Canada, en Europe et aux États-Unis : institutions et places publiques, ambassades, églises, restaurants. Il a créé des pièces personnalisées à l’intention du président français Vincent Auriol, de la reine Élisabeth et de la princesse Margaret. Il a exposé à Ottawa, à Toronto, à New York et à Paris (au Louvre). En 1991, 25 000 visiteurs se sont rendus à l’exposition qu’il a réalisée à Montmagny avec l’artiste Jean-Paul Riopelle. Jean-Julien a reçu plusieurs témoignages d’appréciation et a obtenu en 1964, des mains d’André Malraux, la décoration de Chevalier de l’Ordre du mérite national du gouvernement français. Il a été ensuite décoré des titres de Grand officier de l’Ordre national du Québec (1993) et d’Officier de l’Ordre du Canada (1970).

Sources : Jean-Paul Riopelle – Jean-Julien Bourgault, Catalogue d’exposition, 1991, • Alain Laberge et al., Histoire de la Côte-du-Sud, 1993, • Angéline Saint-Pierre, André Bourgault, sculpteur, 1996, • Entrevue Gil Bourgault, 2001, • Entrevue Nicole Bourgault, 2001, • Entrevue Pierre Bourgault, 2001, • Fonds Jean-Julien Bourgault, Archives de la Côte-du-Sud.

André, le Santonnier

Avant de se lancer dans la sculpture sur bois, André Bourgault (1898 – 1958) navigue pendant de longues années sur les Grands Lacs et sur le Saint-Laurent. Alors que la barge est stationnée au port de Montréal, il suit pendant un hiver des cours de peinture et de dessin au Gesù donnés par des professeurs de l’École des beaux-arts. Son frère Médard remarque ses aptitudes et, à l’automne 1931, l’incite à venir travailler avec lui et Jean-Julien à Saint-Jean-Port-Joli. En 1936, André ouvre le premier « atelier-école » et remplit d’importantes commandes. L’été, les demandes proviennent du commerce local et l’hiver, de la Canadian Handicrafts Guild (Montréal) et de la Centrale d’artisanat (Montréal). Il reçoit plusieurs stagiaires et apprentis: jeunes du village, neveux et nièces, vétérans de la Deuxième Guerre mondiale, etc. Généreux, modeste et ouvert d’esprit, il est considéré comme un excellent pédagogue.

Les œuvres d’André, essentiellement narrative et figurative, sont marquées de ses expériences de vie et de ses qualités humaines. Il privilégie la ronde-bosse aux bas-reliefs. On lui connaît peu de statues et de pièces illustrant des thématiques religieuses. Il popularise surtout les scènes de petites dimensions qui prennent place dans le quotidien des gens. Des sculptures accessibles. Il immortalise les traits de la vie québécoise du début du XXe siècle, sculptant des paysans, des mendiants, des bûcherons, des violoneux, des fileuses, des pêcheurs, ou encore des scènes du terroir et de l’actualité populaire comme la danse canadienne, l’essouchement ou les joueurs de dames. André sculpte de mémoire les individus de son entourage, les « patriarches du village », le père Louche ou Servule par exemple. « Depuis toutes ces années que je sculpte, dit-il, je n’ai jamais utilisé un modèle parce que je connais tellement ces gens. » André dessine par plaisir, question d’enregistrer ses idées. Il lui arrive parfois de tracer quelques lignes directrices sur le bloc de bois anguleux. Plus souvent, il sculpte son sujet directement, sans dessin préparatoire. Certains l’ont définit comme un improvisateur. En effet, sa méthode de travail est très animée. Il remet en question le développement de son œuvre en cours d’exécution. La matière guide le concept et n’est pas à son service. Avec quelques coups de couteaux, il ébauche les impressions les plus fugitives et les plus significatives de ses sujets. Le produit final n’en est pas moins proportionnel et bien balancé. Il a la réputation de rendre ses sculptures vivantes. « Je m’ingénie, explique t-il, à donner à chacune de mes œuvres un cachet particulier. Par exemple, mon paysan vit, marche et il est bon vivant, comme moi. Je le veux en bonne santé, solide, bien planté et fort. Mon paysan, ce n’est pas une police montée faite en série dans une fabrique, mais un homme qui a déjeuné de ses six œufs à matin… comme moi. »

En 1941, il est invité à la Maison Morgan (Montréal) à sculpter devant le public. Lors de ce passage, Adhémar Raynault, alors maire de Montréal, le reçoit à l’Hôtel de ville. Les œuvres d’André sont notamment remarquées dans diverses expositions au Québec, en Ontario et en Saskatchewan et sont acquises par de prestigieuses collections comme celle du Musée national de l’homme à Ottawa. Un engouement particulier pour la sculpture d’André provient des Canadiens et des Américains associés aux milieux politiques et des professions libérales, tels qu’avocats et médecins. Malgré la popularité de ses sculptures, André demeure relativement méconnu. Son décès prématuré explique en partie cette situation. Il faut aussi attribuer sa méconnaissance au fait qu’il est, d’une part, victime d’un incendie en 1945 qui rase son atelier, sa maison et de nombreuses sculptures. D’autre part, dans les années 60, il subit une extorsion qui lui fait perdre une fois de plus tous ses travaux, y compris ses livres, ses dessins, ses notes et ses journaux de bord. Ce patrimoine personnel disparu, André lègue néanmoins à Saint-Jean-Port-Joli sa réputation de centre santonnier du Québec. En effet, ses figurines, comparables aux santons de Provence, popularisent les Bourgault sur le plan international. De nombreux amateurs recherchent les premières statuettes qu’il peignait. André inspire de nombreux artisans au Québec et devient le modèle de ceux qui se sont lancés dans le genre après lui.

Sources : « André Bourgault, sculpteur sur bois », La Presse, 1941, • Léo Litwin, André Bourgault Woodcarver, 1951, • Alain Duhamel, Gens de bois, 1975, • Angéline Saint-Pierre, André Bourgault, sculpteur, 1996, • Entrevue Roger-André Bourgault, 2001, • Entrevue Pierre Bourgault, 2001.

Recherche et rédaction
Valérie Rousseau

Chargé de projet
Robert Gagnon

Traduction
Stéphane Gregory

Remerciements
Remerciements particuliers à Angéline Saint-Pierre, ainsi qu’à André-Médard Bourgault, à Gil Bourgault, à Nicole Bourgault, à Pierre Bourgault, à Raymond Bourgault, à Roger-André Bourgault, à Jean Simard, à Alphonse Toussaint, à Conrad Toussaint et au personnel des Archives de la Côte-du-Sud et du Musée des Anciens Canadiens.

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